Directeur : Philippe Lesage
Réalisé en 2015. Bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=gccEpSK5mPI
Synopsis : Le monde de Félix est complexe et rempli de conflit. Il tente, tant bien que mal, de le comprendre et le naviguer avec l'information limitée qui lui est offerte.
Réalisé en 2015. Bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=gccEpSK5mPI
Synopsis : Le monde de Félix est complexe et rempli de conflit. Il tente, tant bien que mal, de le comprendre et le naviguer avec l'information limitée qui lui est offerte.
Une enfance à l’abri des problèmes d’adultes est
presque impossible. Malgré une supervision attentive des parents, il est
difficile de préserver l’innocence de la jeunesse bien longtemps. Les démons fixe son regard sur un jeune,
Félix (Édouard Tremblay-Grenier), de 9 ans, dont les troubles d’adultes qui l’entourent
coulent peu à peu dans son univers, que ce soit l’apparent amour, le divorce, l’infidélité,
le sida ou la pédophilie. Avec un point de vue ancré à celui de la jeunesse,
Philippe Lesage, dans sa première fiction, nous force à regarder un monde
rempli de malaises intenses.
Sans trop d’intrigue détaillée, le fil narratif s’intéresse
plus à la vie aux alentours du jeune Félix, à la maison comme à l’école et à
ses interactions, souvent confuses, avec le monde des adultes auquel il se
retrouve constamment confronté. Une chicane de ménage époustouflante sert de point
de départ familial qui place les enfants aux cœurs du conflit. Le jeu naturel qui
contraste avec les plans léchés peint des tableaux de vie quotidienne qui
viennent faire ressortir une tension latente derrière les apparences
ordinaires.
Le jeune acteur principal est impressionnant, dans un
rôle qui demande beaucoup en lui offrant très peu. Son côté lunatique et
observateur rappelle le passif Mason (Ellar Coltrane) de Boyhood, qui en dit très peu, mais absorbe énormément de l’information
qui l’entoure, parfois conflictuelle. Sa lutte est perceptible sans tomber dans
l’exagération, n’ayant pas les outils émotionnels pour confronter les anxiétés
qui l’affligent, il peut compter sur une fratrie solide qui est étonnamment
unie dans ce monde si dur qui nous est présenté.
À travers ce film lent, Lesage cerne avec grande
maitrise le sentiment de solitude et d’isolement auquel est confronté un jeune
qui doit affronter tant et à qui on explique si peu. Son environnement est
parsemé d’embuches à naviguer qui, même si il n’y est pas toujours confronté
directement, se font toujours sentir. Les démons ne sont pas à découvert, mais
ils sont aussi difficile à ignorer.

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