Directeur : Jacob Gentry
Réalisé en 2015. Bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=zmLZY1UDO1Q
Synopsis : Un homme obsédé tente de débloquer les mystères du voyage dans le temps.
Vu dans le cadre de Fantasia 2015.
Un grand nombre de
scénarios utilisent le voyage dans le temps sans toujours s’intéresser aux
retombées logistiques et aux véritables implications d’une telle technologie. Synchronicity reflète un travail de
pré-production réfléchi et soigné qui incite une grande confiance de la part de
son public. Ce détail est crucial lorsqu’on parle d’un scénario aux multiples
niveaux si complexe très exigeant, mais lorsque le pari est réussi, nous sommes
prêts à faire notre part du boulot.
Réalisé en 2015. Bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=zmLZY1UDO1Q
Synopsis : Un homme obsédé tente de débloquer les mystères du voyage dans le temps.
Vu dans le cadre de Fantasia 2015.
Lorsque ce qui nous
rencontre à mi-chemin est si accompli, l’engagement et les réflexions
subséquentes viennent d’elles-mêmes et créent une expérience complète et
satisfaisante. Un résumé de base ne ferait pas justice à l’histoire puisqu’un
homme qui tente de faire fonctionner une machine à voyager dans le temps peut
faire office de sommaire, mais l’intrigue plonge beaucoup plus loin, dans une
toile de croisements résultants d’un développement qui se passe au tiers du
film- et ne devrait donc pas être révélé ici.
Disons simplement
qu’après une première tentative d’ouverture du portail temporel en ouverture,
une étrange plante rare se retrouve soudainement dans le laboratoire et les
choses deviennent de plus en plus complexes. Puisque toutes les clés ne sont
pas offertes immédiatement, la première partie du film préfère lancer plus de
questions sans tout de suite y répondre, ce qui engendre une certaine
confusion. Cela fait d’un impénétrable premier acte, mais les choses se places
rapidement. Encore une fois, c’est une question de confiance.
Le travail de montage, du
réalisateur lui-même, guide avec grande efficacité le public et permet de
conserver un semblant de cohérence dans une intrigue qui, dans d’autres cas,
deviendrait rapidement chaotiques et volontairement obtuse. De plus,
l’insertion d’images surréelles aux moments spécifiques rajoute à l’ensemble
très puissant et vertigineux.
À travers sa réalisation,
Jacob Gentry maitrise parfaitement son univers claustrophobe, froid et
inhumain. Dans la grande lignée des films noirs aux citées anonymes et
oppressantes, tels Dark City ou Se7en, une véritable personnalité est
donnée au film avec un minimum de moyens, détail loin d’être évident lorsqu’on
regarde le produit fini. Lorsque l’air n’est pas plein de brume, il fait quand
même nuit et lorsqu’il fait jour, il fait nuageux et gris.
Comme tout film noir qui
se respecte, l’intrigue tourne autour d’une femme fatale et dans ce cas-ci,
elle se révèle être la pièce maitresse du film. Débutant comme un simple
archétype, les couches se retirent progressivement et on apprend de mieux en
mieux à connaitre cette femme mystérieuse qui vit sa propre aventure en
parallèle à celle du héros. Même si leur attirance se développe brusquement,
les moments finaux rachètent ce qui donnerait l’impression d’être une romance
obligatoire dans un autre film.
Synchronicity
explore une relation de couple de plusieurs facettes, aux nombreuses versions
et réussit à créer un film en grand hommage aux histoires de voyage dans le
temps et aux films noirs tout en utilisant des éléments de façon subversive
pour créer une expérience distincte et complète.

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