lundi 28 juillet 2014

The Infinite Man

Director : Hugh Sullivan
Réalisé en 2014. Avec : Josh McConville (Dean), Hannah "mon nom est un palindrome" Marshall (Lana) et Alex Dimitriades (Terry)
Vu dans le cadre de Fantasia 2014.
Trailer : https://www.youtube.com/watch?v=-P7bQ9fUw7A



Le voyage dans le temps peut être un outil difficile à maitriser dans un contexte narratif. Puisque nous avons affaire à une technologie qui n’existe pas, les paradoxes, les problèmes de logique ou de scénario sont des problèmes qui peuvent être difficile à gérer puisqu’il y a beaucoup de chance que l’audience les rejette. L’ingéniosité de The Infinite Man est dans sa simplicité. Le film prend place dans un seul décor avec seulement 3 personnages pour l’entièreté du film. Le principal objectif du personnage est d’offrir à sa copine un weekend parfait afin de la séduire pour toujours, mais des problèmes de paradoxes temporels s’ensuivent et l’ex de cette copine vient aussi faire un tour, créant de nombreuses embuches à son noble objectif. Cet heureux mélange donne une comédie légère et amusante à propos de la futilité de vouloir le contrôle absolu.


Dean a des problèmes de contrôle. Lorsque lui et Lana vont au motel (le même que l’année précédente) qui est aujourd’hui abandonné, pour leur anniversaire, il a planifié le weekend à la minute, ne faisant pas nécessairement plaisir à sa copine, qui elle se sent plus emprisonnée qu’autre chose. Ainsi, lorsqu’elle s’en va, il passe une année entière à créer une machine à voyager dans le temps qui le ramène au weekend de l’anniversaire fatidique. Le couple reviennent au même endroit que leur double d’il y a un an, sauf que suite à des malencontreuses péripéties, réussit à perdre sa copine à nouveau. La suite des événements est trop complexe pour que j’entre dans les détails ici, mais tous ceux qui ont vu leur part de science-fiction savent qu’il ne faut pas prendre le voyage dans le temps à la légère! Ainsi, le voyage temporel sert de métaphore pour sa propre personnalité étouffante qui l’empêche d’être le copain que lui et sa copine voudraient, les emprisonnant tous dans une prison de son propre construit.

Le film évite de devenir trop lourd ou complexe en gardant tout cela simple, nous permettant de nous concentrer sur les différents aléas des divers personnages à travers les diverses temporalités. En contraignant les personnages tous au même endroit et en établissant bien la géographie des lieux, il est facile de garder en tête l’emplacement de chaque personnage et de qui est qui à quel moment dans son parcours. De plus, le personnage féminin est assez bien réalisé et ce détail vient tout simplement du fait qu’elle est au courant de la chose dès le début et est toujours active dans le processus (autant que son copain la laisse être active du moins).


L’humour vient principalement des détails cocasses d’avoir plusieurs fois les mêmes personnages dans le même environnement (et l’ex qui est autant ennemi que comic-relief). Mais le protagoniste est une grande source de rires, autant avec ses manies compulsives qu’avec sa colère (le voir marcher avec détermination est systématiquement drôle à chaque reprise) où sa grande tristesse. Josh McConville le joue avec brio, rendant chaque « Dean » à chaque stade de son développement distinct et nuancé. Il peut autant être super confiant et d’une stature charismatique que recroquevillé et névrosé, toujours avec une touche d’humour.

En conclusion, The Infinite Man prouve qu’il est des fois préférable de garder les choses simples et d’explorer un concept en profondeur plutôt que de rajouter des détails superflus qui vont enrouer l’histoire plus qu’y ajouter quoi que ce soit. Une prémisse solide et des bons acteurs dans un décor minimaliste sont tous ce qu’il faut lorsqu’on fait du bon travail!

MUK

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