Director : Hugh Sullivan
Réalisé en 2014. Avec : Josh McConville (Dean), Hannah "mon nom est un palindrome" Marshall (Lana) et Alex Dimitriades (Terry)
Vu dans le cadre de Fantasia 2014.
Trailer : https://www.youtube.com/watch?v=-P7bQ9fUw7A
Réalisé en 2014. Avec : Josh McConville (Dean), Hannah "mon nom est un palindrome" Marshall (Lana) et Alex Dimitriades (Terry)
Vu dans le cadre de Fantasia 2014.
Trailer : https://www.youtube.com/watch?v=-P7bQ9fUw7A
Le voyage dans le temps peut être un outil difficile à
maitriser dans un contexte narratif. Puisque nous avons affaire à une
technologie qui n’existe pas, les paradoxes, les problèmes de logique ou de
scénario sont des problèmes qui peuvent être difficile à gérer puisqu’il y a
beaucoup de chance que l’audience les rejette. L’ingéniosité de The Infinite Man est dans sa simplicité.
Le film prend place dans un seul décor avec seulement 3 personnages pour l’entièreté
du film. Le principal objectif du personnage est d’offrir à sa copine un weekend
parfait afin de la séduire pour toujours, mais des problèmes de paradoxes
temporels s’ensuivent et l’ex de cette copine vient aussi faire un tour, créant
de nombreuses embuches à son noble objectif. Cet heureux mélange donne une
comédie légère et amusante à propos de la futilité de vouloir le contrôle
absolu.
Dean a des problèmes de contrôle. Lorsque lui et Lana vont
au motel (le même que l’année précédente) qui est aujourd’hui abandonné, pour
leur anniversaire, il a planifié le weekend à la minute, ne faisant pas nécessairement
plaisir à sa copine, qui elle se sent plus emprisonnée qu’autre chose. Ainsi,
lorsqu’elle s’en va, il passe une année entière à créer une machine à voyager
dans le temps qui le ramène au weekend de l’anniversaire fatidique. Le couple
reviennent au même endroit que leur double d’il y a un an, sauf que suite à des
malencontreuses péripéties, réussit à perdre sa copine à nouveau. La suite des
événements est trop complexe pour que j’entre dans les détails ici, mais tous
ceux qui ont vu leur part de science-fiction savent qu’il ne faut pas prendre
le voyage dans le temps à la légère! Ainsi, le voyage temporel sert de
métaphore pour sa propre personnalité étouffante qui l’empêche d’être le copain
que lui et sa copine voudraient, les emprisonnant tous dans une prison de son
propre construit.
Le film évite de devenir trop lourd ou complexe en gardant
tout cela simple, nous permettant de nous concentrer sur les différents aléas
des divers personnages à travers les diverses temporalités. En contraignant les
personnages tous au même endroit et en établissant bien la géographie des lieux,
il est facile de garder en tête l’emplacement de chaque personnage et de qui
est qui à quel moment dans son parcours. De plus, le personnage féminin est
assez bien réalisé et ce détail vient tout simplement du fait qu’elle est au
courant de la chose dès le début et est toujours active dans le processus
(autant que son copain la laisse être active du moins).
L’humour vient principalement des détails cocasses d’avoir
plusieurs fois les mêmes personnages dans le même environnement (et l’ex qui
est autant ennemi que comic-relief). Mais le protagoniste est une grande source
de rires, autant avec ses manies compulsives qu’avec sa colère (le voir marcher
avec détermination est systématiquement drôle à chaque reprise) où sa grande
tristesse. Josh McConville le joue avec brio, rendant chaque « Dean »
à chaque stade de son développement distinct et nuancé. Il peut autant être
super confiant et d’une stature charismatique que recroquevillé et névrosé,
toujours avec une touche d’humour.
En conclusion, The
Infinite Man prouve qu’il est des fois préférable de garder les choses
simples et d’explorer un concept en profondeur plutôt que de rajouter des
détails superflus qui vont enrouer l’histoire plus qu’y ajouter quoi que ce
soit. Une prémisse solide et des bons acteurs dans un décor minimaliste sont
tous ce qu’il faut lorsqu’on fait du bon travail!
MUK



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