lundi 21 juillet 2014

Life After Beth

Director : Jeff Baena
Réalisé en 2014. Avec : Dane Dehaan (Zach), Aubrey Plaza (Beth/Zombie-Beth), John C. Reilly (père surprotecteur) et Matthew Gray Gubler (comic-relief brother).
Vu dans le cadre de Fantasia 2014.
Trailer : https://www.youtube.com/watch?v=pVtaRAAWJss



« Fait attention à ce que tu souhaites » implique souvent une situation qui n'a pas été pensée au plus profond et les conséquences de ce souhait seraient probablement plus graves que les bénéfices immédiats. Ainsi, lorsque Zach souhaite pouvoir revoir sa copine afin d’avoir une seconde chance et de changer afin d’éviter qu’elle le laisse cette fois ci, il ne pense pas nécessairement aux plus profondes implications d’une telle chose. Ainsi, suite à la mort de sa copine, Zach ne peut pas se remettre de cette relation qui a terminée si abruptement et il souhaite si fort pouvoir changer les choses, même si cette seconde chance implique zombie-Beth.

Pour une bonne partie du film, on nous offre exactement ce que la prémisse promet, sans vraiment surprendre. Donc Zach est triste, il remarque des choses suspectes à la maison de son ex, il la retrouve, ils reprennent les choses où elles avaient été laissées (en sautant par-dessus la rupture et le décès) en tentant de cacher à Beth que Beth s’est récemment extraite de sa propre tombe (« it would only upset her. ») Et c’est bien beau mais tout, mais le film n’en n’offrait pas vraiment assez pour être satisfaisant. Par contre, plus il avance, plus il se permet de juste s’amuser avec l’environnement et plus les choses prennent de l’ampleur, plus les situations ridicules d’une invasion de zombie qui progresse lentement deviennent présentes et amusantes.


Une grande partie de l’humour vient des gens qui peuplent cet univers et qui réagissent tous de façon loufoque aux événements. J’ai l’impression que la plus grosse faiblesse du film, et ça me fait mal de dire cela, serait Dane Dehaan. Pourtant je l’adore, je suis un énorme fan de Chronicle, et il joue super bien dans Beth, mais il n’est juste vraiment pas si drôle. Tout l’humour qui l’entoure vient de situations dans lesquelles il se trouve ou de gens avec qui il interagit, souvent étant celui qui est plus sensé et raisonnable pour faire contraste avec les gens qui l’entourent. C’est probablement voulu qu’il soit plus sobre et ordinaire, afin d’ancré l’histoire dans un semblant de réalité humaine, mais puisque nous passons pratiquement tout le film avec lui, il n’y a pas tant d’humour qui ressort de la chose. Je suis conscient que c’est une décision consciente qu’ils ont pris et les justifications derrière cette dite décision, mais cela a rendu des bonnes parties de films plus ordinaires. Nous avons un film où les éléments horreur, drame et comédie ont tous plus ou moins une part égale et il aurait fallu un tout petit peu plus d’humour pour que le film fonctionne vraiment bien.

Une dernière petite plainte, c’est fâcheux que le personnage de Aubrey Plaza, qui est très amusant et à beaucoup des meilleurs moments est relégué a un rôle secondaire. Elle est la fille qui ne fait que subir les décisions de son père et son copain sans avoir vraiment son mot à dire dans la chose. J’ai apprécié le personnage et j’aurais aimé le voir faire quelque chose de plus que simplement être un personnage secondaire dans l’histoire des deux hommes dans sa vie.

En conclusion, malgré un concept intéressant, cette observation sur nos réactions aux ruptures et le parcours nécessaire pour s’en remettre manque juste un petit quelques choses pour fonctionner super bien, soit un personnage principal plus drôle ou peut être de pousser un peu plus loin sa prémisse, puisqu’à l’état qu’il est, c’est un film correct, sans plus.

MUK


Fair disclosure : J’ai vu ce film immédiatement après Boyhood, donc il est possible qu’il ait quelque peu souffert dans l’immédiate juxtaposition.

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