Director : Jim Mickle
Réalisé en 2014. Avec : Michael C. Hall (qui ment encore à sa douce moitié! quand va-t-il apprendre?!), Sam Shepard (Russell, qui est assez en colère) et Don Johnson (Jim Bob Luke!)
Vu dans le cadre de Fantasia 2014.
Trailer : https://www.youtube.com/watch?v=XkyuV69YZcM
Cold
in July débute de façon conventionnelle, nous préparant ainsi pour un film typique de harceleur maniaque qui sera une menace pour la maisonnée de Richard, un homme de banlieue qui ne veut que protéger sa famille. Par contre, un ou deux revirements font que le film nous surprend sans arrêt et contourne nos attentes avec malice, injectant de la vie dans ce thriller qui semblait ennuyeux de prime abord.
Je vais arrêter de parler de l’histoire à ce point puisque toutes les étapes étaient prévisibles pour moi jusqu’à ce point et un plaisir du film est de découvrir ce qui est à venir, puisque avec la mise en situation, je n’étais pas nécessairement prêt à la finale qui nous a été offert (et c’est une bonne chose). Le film navigue les tons d’une bonne façon, enchaînant une scène comique d’un moment horrible, mélangeant violence cathartique et tension émotionnelle lors du climax.
Réalisé en 2014. Avec : Michael C. Hall (qui ment encore à sa douce moitié! quand va-t-il apprendre?!), Sam Shepard (Russell, qui est assez en colère) et Don Johnson (Jim Bob Luke!)
Vu dans le cadre de Fantasia 2014.
Trailer : https://www.youtube.com/watch?v=XkyuV69YZcM
Richard Dane est un
banlieusard ordinaire, il vit avec sa femme et son jeune fils, bien tranquille.
Jusqu’au jour où un intrus entre dans sa maison et Richard, fébrile, le
descende par balle. La police ramasse le corps, le couple nettoie la maison et
tous continuent à vivre leur vie, sauf Richard qui a de la difficulté à se
remettre de la fois où il a tué un individu. Il décide d’aller aux funérailles
du pauvre cambrioleur (qui se passent devant une foule constituée uniquement de
son père vengeur) et se ramasse avec un maniaque sur le dos qui lui en veut
pour la mort de son fils.
Je vais mettre Cold in July dans ma nouvelle classification
cinématographique des films de « péquenauds » (le meilleur équivalent
francophone pour « rednecks »). Tout ce que je vais dire ne doit pas
être vu avec une connotation négative, mais ce genre de film implique souvent
une intrigue banlieusard, des forts accents (pas nécessairement du Texas,
puisque je considère Le Neg’ comme
une forte entrée dans le genre), un shérif et des gens qui prennent des
décisions sans vraiment trop réfléchir. Les films de « péquenauds »
impliquent souvent des gens qui entreprennent quelque chose qui serait souvent
considéré comme un peu idiot, mais les résultats ne sont pas toujours négatifs.
Il y a de fortes implications de paranoïa, de justicier qui prend les choses en
main et d’une déconnexion avec le système comme nous y sommes habitués. Tout
cela pour dire que Cold in July est
un film solide dans ce genre.
Le jeu du trio principal
est une force du film. Michael C. Hall, qui est à son meilleur dans des rôles
plus subtils. Il joue ici le père de famille tourmenté avec plusieurs problèmes
personnels qui s’occupe de la première partie du film, mais lorsque Don Johnson
entre dans le film, il prend un peu de recul pour laisser de la place au couple
de vieux amis. Johnson est un secret caché du film qui a un jeu énorme, amenant
les scènes les plus comiques du film avec lui (allégeant un film qui était,
avant son arrivée, très sérieux et lourd) et ayant le gravitas pour les moments
plus lourds. Sam Shepard a un rôle moins marquant, mais il accomplit son rôle
de façon admirable, un solitaire stoïque tourmenté et aigrit.
En conclusion, Cold in July est un thriller « péquenauds »
bien exécuté, bien joué, avec une structure qui est assez différente pour ne
pas être totalement prévisible, avec un ou deux revirements qui explorent des
avenues intéressantes de la psyché des divers « types » de
péquenauds.
MUK
MUK



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