Directeur : Robert Morin
Réalisé en 2015. Bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=vz4IZ7vFrHM
Synopsis : un homme aigri navigue les dédales des finances pour construire un guide sur l'évasion fiscale.
Robert Morin et Stéphane Crête sont partis sur un
trip. Ils ont voulus dénoncer les paradis fiscaux et pour ce faire ont décidés
de donner la leçon d’économie la plus choquante et dynamique qui soit afin de
capter l’attention. En intégrant une vague intrigue dans un format qui n’a pas
de bon sens, ils peuvent ainsi souligner l’absurdité d’une société qui accepte
que ces pratiques prennent place en son sein, mais soulève les armes lorsque le
bon goût est attaqué. Buster (Stéphane Crête) a servi le système en place pour
l’entièreté de sa carrière et après s’être fait montrer la porte pour son trop
fort sens de la justice, il se retourne contre le système en place et cherche à
créer un guide pratique de Paradis Fiscal 101 pour le citoyen moyen.
Il part donc avec son ambition, une caméra et aucun
ami pour interpréter un quelconque rôle dans son film. Il doit donc jouer l’ensemble
des personnages à l’écran, et aussi intelligent en finance soit-il, il n’est
pas au goût du jour sur ce qui se fait et ne se fait pas culturellement
parlant. Chacune des nationalités différentes (et il y en a beaucoup) est interprétée
par la caricature raciste la plus grossière qui soit. Il pousse aussi sans
arrêt son concept d’acteur unique, jusqu’à y intégrer une fusillade et une
poursuite. Il va jouer avec la forme du film des premiers plans jusqu’au
générique final qui défile de façon à mettre de l’avant les postes qui n’étaient
pas tenus par les 2 têtes d’affiches (Morin et Crête).
Comme il est facile de se l’imaginer, certains
éléments fonctionnent moins bien que d’autres et les derniers retournements
veulent s’assurer que chaque personne sera choquée d’une façon ou d’une autre.
Considérant le format déjà précaire, il est possible que certains tombent du
bateau à mesure qu’il avance, mais cela ne rend pas l’expérience moins distrayante
dans son ensemble. La simple constatation que « Oh mon dieu… ils sont
allés jusque-là » devant un objet aussi original et créatif est une
expérience si rare qu’il est difficile de ne pas la recommander.

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